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Les vertiges, problèmes vestibulaires et perte d’équilibre

Syndrome vestibulaire : causes, symptômes, traitement, rééducation

Le système vestibulaire est un organe sensoriel logé dans l’oreille interne. Son rôle est à la fois de stabiliser la scène visuelle et de préserver l’équilibre de l’axe du corps pendant le mouvement.
On parle de syndrome vestibulaire quand il y a une lésion au niveau du système vestibulaire, lequel est l’organe de l’équilibre. Cela se traduit donc essentiellement par des vertiges rotatoires ou non, des troubles de l’équilibre et des nausées. C’est un motif de consultation fréquent en service de neurologie. Découvrez quels sont les symptômes, les causes et les traitements du syndrome vestibulaire.

1. Définition du syndrome vestibulaire

Le syndrome vestibulaire désigne une atteinte du système vestibulaire. Le système vestibulaire est l’organe sensoriel périphérique chargé d’assurer l’équilibre du corps, mais aussi la stabilité oculaire au cours du mouvement. Il se compose du vestibule, du nerf vestibulaire et des noyaux vestibulaires du tronc cérébral. Selon la localisation de la lésion, on distingue le syndrome vestibulaire périphérique du syndrome vestibulaire central. Le syndrome vestibulaire périphérique est provoqué par une lésion au niveau de l’oreille interne, tandis que le syndrome vestibulaire central désigne une anomalie au niveau du bulbe rachidien (partie inférieure du tronc cérébral). Le syndrome vestibulaire a pour manifestations majeures des vertiges, des problèmes d’équilibre et de marche (on parle alors d’ataxie vestibulaire), et des nausées, voire des vomissements. C’est un motif fréquent de consultation, dont les causes peuvent être très variées.

2. Symptômes du syndrome vestibulaire

Les symptômes du syndrome vestibulaire sont majoritairement des vertiges. Par vertige, on désigne la sensation illusoire de mouvement de l’environnement par rapport à la personne, ou la sensation erronée de mouvement de la personne par rapport à ce qui l’entoure. Le type de vertige ressenti est dans la plupart des cas un vertige de rotation : la personne se sent mal à l’aise, car elle a l’impression que son environnement tourbillonne autour d’elle, ou qu’elle-même tourne dans un environnement fixe. Mais le patient peut éprouver d’autres formes de vertiges, comme avoir le sentiment de tanguer comme sur le pont d’un bateau, avoir le tournis, ou bien éprouver un vertige vertical comme s’il se trouvait dans un ascenseur. Ces vertiges, s’ils sont très prononcés, peuvent engendrer des nausées, des vomissements. Cela peut aller jusqu’à une impossibilité à garder la station debout sans se tenir, voire à rester debout. Autre symptôme : des troubles de l’équilibre et de la marche. On parle alors d’ataxie, c’est-à-dire de difficultés de coordination des mouvements volontaires, sans que cela soit imputable à une faiblesse musculaire. La personne éprouve des difficultés à garder sa posture, à marcher sans faire d’embardées (toujours du même côté), ou bien elle donne l’impression d’être dans un état d’ébriété. Elle peine de même à s’orienter. Dans le cas de syndromes vestibulaires forts, la marche et la station debout sont tout simplement impossibles. Enfin, dans certains cas, on observe aussi des troubles auditifs, comme des acouphènes ou une audition insuffisante.

3. Causes du syndrome vestibulaire

Diverses causes ont été mises en évidence dans le syndrome vestibulaire, selon que l’on est en présence d’un syndrome vestibulaire périphérique ou d’un syndrome vestibulaire central :

  • La maladie de Ménière : cette pathologie génère des vertiges rotatoires invalidants, une déficience de l’audition et des acouphènes. Elle a pour origine une pression non équilibrée des liquides de l’oreille interne, phénomène dont la cause est difficilement expliquée à ce stade des recherches scientifiques.
  • Le vertige paroxystique positionnel bénin (VPPB) : ce vertige brutal, accompagné d’un nystagmus (mouvement de secousse involontaire des yeux), se manifeste lors du changement de position (passage de la position allongée à assise, ou de la position assise à debout, et inversement). Il est dû à l’accumulation de cristaux (otolithes) au niveau de l’oreille interne. Mais là encore, la cause de cette accumulation de cristaux est mal connue.
  • La névrite vestibulaire : selon la Revue médicale suisse, elle se manifeste par des vertiges violents sur une période de crise de 3 à 7 jours, accompagnés de nausées et/ou de vomissements. Elle aurait une origine virale ou vasculaire atteignant le nerf vestibulaire, sans que les recherches aient apporté de réponse claire à ce stade.
  • Un traumatisme crânien : le traumatisme crânien est une lésion cérébrale consécutive à un accident ou à un choc, pouvant engendrer, entre autres, un syndrome vestibulaire.

Le syndrome vestibulaire central peut être provoqué quant à lui par des pathologies qui vont engendrer des lésions du cervelet ou du tronc cérébral comme :

  • La sclérose en plaques : cette maladie auto-immune touche le système nerveux central.
  • Le syndrome de Wallenberg, aussi connu sous le nom de syndrome de la fossette latérale du bulbe : ce syndrome est provoqué par une sténose (rétrécissement) ou l’obstruction d’une des artères qui irriguent le tronc cérébral.
  • La malformation d’Arnold-Chiari : elle est caractérisée par une anomalie morphologique. Cette anomalie consiste en un mauvais positionnement des amygdales cérébelleuses, qui descendent dans le foramen (l’orifice anatomique situé dans les vertèbres).
  • Une tumeur cérébrale : cette tumeur cérébrale peut être bénigne ou maligne.

4. Syndrome vestibulaire : quand consulter ?

Il ne faut pas attendre en cas d’apparition de vertiges, accompagnés ou pas de difficultés à la marche ou de nausées. En effet, les vertiges peuvent occasionner des chutes, des accidents, et nécessitent par conséquent une prise en charge aussi précoce que possible. Et ce, d’autant plus que dans la grande majorité des cas, une rééducation vestibulaire bien menée permet de guérir les troubles de l’équilibre, et d’éradiquer les vertiges en quelques séances seulement, voire en une seule séance si des vertiges paroxystiques positionnels bénins sont en cause. Par ailleurs, ces vertiges peuvent être révélateurs d’une maladie associée comme la sclérose en plaques ou une tumeur notamment, pathologies qui requièrent une prise en charge médicale la plus rapide possible pour éviter des complications graves. C’est pourquoi des symptômes semblables à ceux d’un syndrome vestibulaire doivent faire l’objet d’une consultation médicale sans attendre.

5. Examens et diagnostics du syndrome vestibulaire

Selon le collège des enseignants de neurologie, le médecin se base sur l’anamnèse (l’étude des antécédents du patient), sur l’examen clinique et aussi sur des examens complémentaires au cas par cas, pour poser son diagnostic de syndrome vestibulaire. Il s’enquiert auprès du patient de ses symptômes, de leur intensité, de leur fréquence et du contexte de leur apparition. Puis il teste le regard pour déceler ou non la présence d’un nystagmus : détection d’un mouvement involontaire des yeux (sous la forme de secousses d’intensité variable) lors de la poursuite oculaire. Il va aussi porter son attention sur l’existence de troubles de l’équilibre et de la marche par le biais de tests simples, comme le test du signe de Romberg labyrinthique (en position debout, pieds joints, yeux fermés et bras tendus vers l’avant, le corps du patient atteint d’un syndrome vestibulaire se met à pencher latéralement). Il peut demander au patient de marcher, ce test de marche montrera alors une tendance à effectuer des embardées d’un seul côté, ou une tendance à tituber comme si la personne était sous l’emprise de l’alcool. Des examens complémentaires de type épreuves vestibulaires peuvent être réalisés, comme l’électronystagmographie pour enregistrer les nystagmus, ou encore un audiogramme et une imagerie des conduits de l’oreille et du tronc cérébral (IRM ou scanner). Le site de référence en informations médicales et paramédicales EM consulte précise qu’un diagnostic différentiel doit être effectué pour trouver d’autres causes pouvant être à l’origine de ces symptômes, tels un accident vasculaire cérébral (AVC), une otite moyenne/interne, une tumeur de la moelle, ou une méningo-encéphalite.

6. Traitements du syndrome vestibulaire

Les traitements du syndrome vestibulaire dépendent de la cause identifiée pour les troubles observés. Ils se décomposent généralement en trois types de soins :

  • Des médicaments : des antivertigineux (prescrits à court terme pour ne pas perturber le fonctionnement du système nerveux central) et des antiémétiques sont administrés pour lutter contre les nausées et vomissements.
  • De la rééducation vestibulaire : cette rééducation est effectuée par un kinésithérapeute vestibulaire, lequel a suivi une formation spécifique. Dans le cas où le syndrome vestibulaire a pour origine un vertige paroxystique positionnel bénin, une manœuvre libératoire unique suffit bien souvent. Dans les autres cas de figure, il faut suivre des séances de rééducation vestibulaire de 15 à 30 minutes pendant un mois à deux mois et demi, au cours desquelles le spécialiste utilise un fauteuil rotatoire ou la vidéonystagmoscopie pour soigner les troubles (vertiges, déséquilibres).

7. Comment prévenir le syndrome vestibulaire

Il est très difficile de prévenir le syndrome vestibulaire. En effet, il est complexe, voire impossible de prévenir les pathologies comme la maladie de Ménière, les vertiges positionnels paroxystiques bénins, ou la névrite vestibulaire qui peuvent être à l’origine de ce trouble. En revanche, pour limiter l’apparition de vertiges, quelques conseils de base peuvent être appliqués au quotidien. Il s’agit d’effectuer des gestes lents, de ne pas changer de position (debout, assis, couché) brusquement. Mais aussi d’effectuer un travail sur sa respiration : pratiquer une respiration lente et profonde en pleine conscience. Enfin, en cas de manifestation de vertiges, il est recommandé de s’allonger le temps que les symptômes s’apaisent, et d’éviter de prendre le volant de sa voiture dans les deux ou trois heures qui suivent.

CENTRES DES VERTIGES :

HOPITAL EUROPEEN À MARSEILLE : à l’intérieur de cet hôpital il y a la clinique des vertiges.

Chef de service : Maya Elzière.

Ils vous font passer tous les bilans fonctionnels, c’est très sérieux et la chef de service est super.

HOPITAL LA PITIE SALPETRIERE À PARIS : à l’intérieur du service ORL il y a aussi la clinique des vertiges.

Chef de service: Professeur Georges Lamas.

Ils vous font passer tous les bilans fonctionnels, c’est également un super service et le professeur Lamas est exceptionnel.

Si vous avez besoin de l’aide de l’association n’hésitez pas à nous envoyer un mail, via le formulaire de contact.

 

Sources utilisées pour l’article:

Revue médicale suisse, Collège des enseignants de neurologie, Haute Autorité de santé

Une pensée sur “Les vertiges, problèmes vestibulaires et perte d’équilibre&rdquo ;

  1. ANTOINE dit :

    JE POSE LA QUESTION ETANT ATTEINT DE FLOTTEMENTS ET NON DE VERTIGES PUIS JE CONDUIRE UN VEHICULE CAR A L INTERIEUR DU VEHICULE JE NE RESSENS AUCUN FLOTTEMENT

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